Former les futurs experts de la cybersécurité : rencontre avec Valentin Dumont, intervenant à l’École Hexagone

Valentin Dumont incarne une nouvelle génération d’intervenants dans l’enseignement supérieur. Spécialiste des systèmes, réseaux et de la cybersécurité, il intervient aujourd’hui au sein de l’École Hexagone, où il accompagne les étudiants en post Bac au Bac+5.

À travers son parcours, sa vision de la cybersécurité et sa manière d’enseigner, il met en lumière ce qui fait la force de l’école : des formations modernes, des promotions à taille humaine et une pédagogie profondément tournée vers la pratique et l’employabilité.

De l’entreprise à l’enseignement, transmettre une passion

C’est lorsqu’on lui propose d’intervenir auprès d’une classe en IUT que Valentin Dumont découvre l’enseignement. Cette première expérience marque un véritable déclic et lui donne rapidement envie d’aller plus loin dans la transmission de ses connaissances.

« J’ai pris énormément de plaisir à enseigner. Ce que j’adore, c’est transmettre des bases solides et voir ensuite ce que les étudiants construisent avec. »

Quelques années plus tard, alors qu’il crée sa propre structure spécialisée en cybersécurité, il reprend contact avec l’École Hexagone à Clermont-Ferrand.

Une relation enseignant-étudiant différente

Ce qui a particulièrement marqué Valentin Dumont lors de son arrivée à l’école, c’est l’ambiance chaleureuse et la proximité entre les étudiants.

« À École Hexagone, il y a une vraie proximité entre les enseignants et les étudiants. Les échanges ne s’arrêtent pas aux cours, il y a beaucoup de partage, d’accompagnement et une vraie relation qui se crée au quotidien. »

Cette proximité favorise un climat de confiance qui aide les étudiants à progresser, à poser des questions et à s’investir dans leurs projets personnels comme professionnels. Les classes à taille humaine jouent également un rôle essentiel : elles permettent un suivi plus personnalisé et une meilleure interaction avec les intervenants.

Une pédagogie centrée sur la pratique

Dans les métiers techniques comme les systèmes, réseaux ou la cybersécurité, la pratique est indispensable.

« On est dans des métiers où le seul moyen d’apprendre, c’est de faire. »

La majorité de ses cours repose sur une approche très concrète : 60% à 70% de pratique. Les étudiants travaillent directement sur des infrastructures modernes, des systèmes utilisés en entreprise et des situations proches de la réalité professionnelle.

« Je veux qu’un étudiant qui sort de cours puisse reconnaître les technologies qu’il rencontrera demain en entreprise et se sentir capable de les utiliser. »

Des mises en situation inspirées du monde réel

Même dans les matières plus théoriques, l’approche reste interactive. Dans ses cours de gestion de crise cyber, Valentin Dumont plonge les étudiants dans des scénarios réalistes de cyberattaque :

Les étudiants doivent réagir comme dans une véritable entreprise confrontée à une attaque informatique majeure.

« Quand une cyberattaque arrive, le cerveau humain peut vite paniquer. Le but est d’apprendre à garder une méthode et à prendre les bonnes décisions. »

Cette pédagogie immersive permet aux étudiants de développer à la fois leurs compétences techniques et leurs soft skills : communication, réflexion, travail d’équipe et gestion de crise.

La cybersécurité, un domaine accessible et plein d’opportunités

Lorsqu’on lui demande quels clichés sur la cybersécurité il souhaiterait déconstruire, Valentin Dumont évoque notamment l’image parfois élitiste du secteur.

« Il n’y a pas besoin d’être un génie du code pour travailler dans la cybersécurité. »

Le secteur recherche aujourd’hui énormément de profils : cybersécurité offensive et défensive, analystes SOC, pentest, GRC ou encore sensibilisation des entreprises. Toutes les organisations sont concernées par les enjeux cyber, quelle que soit leur taille.

« La question aujourd’hui, ce n’est plus “est-ce qu’on va se faire attaquer ?”, c’est “quand ?”. »

Pour lui, la curiosité, l’autonomie et l’envie d’apprendre sont bien plus importantes que le niveau initial.

Des formations en phase avec le marché

Un autre point fort de l’École Hexagone réside dans la modernité de ses formations. Les enseignements sont en phase avec les réalités du terrain et les évolutions du secteur.

« Je n’ai pas trouvé de cours obsolètes. Les parcours restent modernes et suivent les évolutions du secteur. »

L’école adapte régulièrement ses contenus afin de rester alignée avec les besoins réels des entreprises. Les étudiants découvrent ainsi des technologies actuelles, des outils réellement utilisés sur le terrain, des méthodes modernes de travail et des problématiques concrètes d’entreprise.

Open source, souveraineté numérique et esprit critique

Valentin Dumont sensibilise aussi ses étudiants à des enjeux plus larges comme la souveraineté numérique et l’open source. Dans ses cours, il privilégie autant que possible des outils open source afin de réduire les coûts, favoriser l’autonomie et permettre aux étudiants d’expérimenter librement.

Il insiste également sur l’importance pour les futurs professionnels de comprendre les enjeux liés à l’hébergement des données, aux solutions cloud étrangères et à la dépendance technologique. Une approche qui permet de développer une vision plus globale du numérique et de ses enjeux stratégiques.

L’intelligence artificielle, un outil, pas un remplacement

Face à l’impact de l’IA dans la cybersécurité, Valentin Dumont adopte une approche pragmatique et nuancée. L’IA transforme déjà certains métiers du secteur en automatisant des tâches longues et répétitives : analyses d’alertes, phases de reconnaissance, tri des faux positifs ou certaines analyses de vulnérabilités.

Mais il reste convaincu que l’humain garde une place centrale.

« L’IA permet surtout de gagner du temps et de se concentrer sur les vrais problèmes. »

Les étudiants doivent apprendre à travailler avec ces nouveaux outils tout en développant leurs propres capacités d’analyse et de réflexion.

Les qualités essentielles pour réussir

S’il devait transmettre un seul réflexe à ses étudiants, ce serait celui-ci : apprendre à chercher par soi-même.

« Cherchez, testez, analysez et ayez confiance en vous. »

La curiosité reste la qualité numéro un dans les métiers de la cybersécurité. Les étudiants sont encouragés à expérimenter, utiliser des plateformes d’apprentissage, échanger avec des professionnels, développer des projets personnels et rester en veille permanente. Cette autonomie leur permet d’évoluer beaucoup plus rapidement dans un domaine qui change constamment.

Une école tournée vers l’avenir

Valentin Dumont décrit l’École Hexagone comme un cadre d’apprentissage où l’on progresse autant sur le plan technique que personnel. Une école à taille humaine, où l’accompagnement, la bienveillance et la proximité avec les intervenants permettent à chacun de trouver sa place et de monter en compétences à son rythme.

Ici, l’apprentissage ne se limite pas à la théorie : les projets concrets, les outils utilisés en entreprise et la place centrale donnée à la pratique plongent les étudiants dans les réalités du secteur. Une approche qui favorise la confiance, l’autonomie et la montée en compétence progressive.

Dans un domaine en constante évolution comme la cybersécurité, cette dynamique prend tout son sens.

« Si la cybersécurité pique votre curiosité et que vous avez envie d’aller toujours plus loin, alors c’est probablement fait pour vous. »